Publié: 3 mars 2014 dans Articles de presse

Le 27 Février 1994  est assassinée Khadidja AISSA

Ingénieur Agronome assassinée

 

J’ai connu mon amie Khadidja AISSA à l’Ecole normale d’institutrices d’Oran ( à Eckmühl), à son admission en 1ère année, en octobre 1963. Je suivais quant à moi les cours de la 3ème année.

Elle était originaire de Ain Noissy ( Noisy les bains; près de Mostaganem), dont était également originaire mon grand-père maternel, Adda Sahnoun, que je n’ai pas connu; ce qui nous avait encore rapprochées.

Khadidja était très ouverte, toujours souriante.Nous nous entendions très bien; j’avais une photographie avec elle, dans le beau parc de l’Ecole.Ses cheveux étaient  tressés comme moi.Une belle natte qu’elle ramenait devant.

 

En octobre 1964, après la réussite à mon baccalauréat – français et algérien-, étant seule de ma promotion, j’avais dû rejoindre l’Ecole normale d’institutrices d’ Alger sise à Ben Aknoun.

Nous avions gardé des relations épistolaires.

Puis nous nous sommes perdues de vue.

J’ai ensuite appris qu’elle avait épousé un de mes concitoyens ( je suis originaire de Saida).

Nous ne nous sommes revues que très longtemps après à Alger en 1993, à l’occasion d’un spectacle au Palais de la culture! Nous nous sommes tout de suite reconnues; nous n’avions pas changé, ni elle ni moi; elle avait juste coupé ses cheveux.

Inutile de dire notre très grande joie.Nous avions très vite remplacé les blancs qui nous séparaient:Elle m’a raconté sa vie familiale, ses enfants, son divorce et ses fonctions de professeur professeur à l’Institut agronomique d’El Harrach ».; j’avais fait de même; elle m’avait fait promettre de lui rendre visite chez elleà Mohammedia ( Lavigerie); nous avions échangé nos coordonnées et nous nous étions quittées, émues et heureuses.

Pour des raisons professionnelles, j’avais quitté l’Algérie pour l’Allemagne et c’est dans mon exil, qu’une nuit, feuilletant le journal d’El Watan que j’avais récupéré dans les locaux d’Air Algérie à Frankfurt, que j’avais découvert avec effroi son nom: elle avait été lâchement assassinée près de son lieu de travail. Inutile de vous dire ma souffrance!

 

Aicha BOUABACI 28 /02 /2014

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s