Abderrahmane FARDEHEB


 

 

Abderrahmane FARDEHEB, né le 23 Mai 1944 à Maghnia, était docteur d’Etat en sciences économiques à l’université d’Oran  lorsqu’il est assassiné le 26 septembre 1994 dans son quartier, alors qu’il était accompagné de sa fille, par deux jeunes terroristes islamistes.

 

Ainé de la famille et orphelin de mère dès son adolescence, il est élevé par son défunt père  intendant des hôpitaux, et par sa grand-mère.

 

Après l’école élémentaire à Maghnia, il s’inscrit au lycée Ben Zerdjeb à Tlemcen et passe son baccalauréat série scientifique avec succès à Alger en 1963. Ainsi il continue ses études universitaires en sciences économiques à l’université d’Alger, et obtient son diplôme de licence en 1969, et son DESS en 1972 sous la direction du professeur BENHASSINE, avec pour titre : Le rôle du secteur industriel dans la politique de développement économique.

 

De 1970  à 1973 il est assistant contractuel à l’université d’Oran, avant de devenir assistant stagiaire jusqu’en 1981, et enfin Maitre assistant titulaire et chargé de cours jusqu’en 1983.

En janvier 1990, il est maitre de conférences et passa au grade de professeur en sciences économiques en Mars 1992.

 

En octobre 1980, il finit sa thèse de doctorat d’état (thèse en deux tomes), qu’il soutient le 12 janvier 1981 à Grenoble sous la direction du professeur Gérard DE BERNIS et sous le titre : La politique des investissements dans le secteur d’état industriel et le développement économique, Algérie de 1962 à 1977.

 

En 1993 / 1994 il a encadré un groupe d’étudiants en Post-graduation jusqu’à son assassinat.

 

Durant sa carrière, Abderrahmane FARDEHEB a dirigé différents travaux, notamment en économie politique, économie du socialisme, relations économiques internationales, analyse des modèles de développement, ainsi qu’en histoire de la pensée économique.

Il a aussi eu la direction de la formation doctorale en économie de développement, d’un groupe de recherche sur  la crise économique et la transition vers l’économie de marché en Algérie.

 

Abderrahmane FARDEHEB, était un grand humaniste, syndicaliste, fervent défenseur des plus faibles. Pendant des années il a milité au sein du PAGS (Parti d’avant Garde Socialiste).

 

 

Voici une liste de quelques publications:

1-       » L’utilisation des modèles en économie politique » Communication au séminaire « Objet et méthode de l’économie politique » à l’institut des sciences économiques de Constantine en 1973.

 

2-       » Les enjeux de la gestion socialiste en Algérie ». Communication: « Problèmes théoriques et pratiques du socialisme ». Avril 1981.

 

3-       » Industrialisation de l’Algérie et impérialisme. » Conférence prononcée en avril 1981 à Sidi Bel Abbes dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale de la jeunesse anti-impérialiste.

 

4-      « La politique des investissements dans le secteur d’état industriel ». Novembre, 1981  « OPU » publication en Arabe et Français.

 

 

5-       » Sur la dépense de l’économie Algérienne ».Contribution au numéro spécial de la revue  » Notes, critiques et débats » N°3. Septembre 1982. Consacrée au 20 ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

 

 

6-       » Essai d’approche de l’intégration industrielle au Maghreb « . Communication au symposium sur l’intégration industrielle maghrébine par l’union des sociologues et économistes algériens (USEA). Alger, novembre 1983.Communication publiée par la revue « Tribune du développement  » n°2 en 1984.

 

7-       » Industrialisation et intégration industrielle au Maghreb ».  Communication présentée au colloque : Le Maghreb entre l’unité et l’unification, Alger 17 / 18 juin 1986.

 

8-       » Signification et portée de la plasticulture en Algérie « . Eléments d’analyse à partird’une enquête menée à Oran Mai 1985.

 

9-       » Algérie, système productif et choix économiques et sociaux alternatifs. » Article publié par la revue  » Economies et sociétés « . Mars 1986.

 

10-   » La crise et les pays en développement ». Article publié par la revue  » Tribune et développement « .

 

11-   » Modèle de consommation, modèle de développement et …modèle de société « .Publication présentée au colloque  » Crise économique et consommations « . (USEA) Tizi Ouzou, novembre 1986.

 

12-   » Eléments d’analyse du processus d’endettement du tiers-monde ». Communication au colloque  » Monnaie et financement « , cas de l’Algérie, Juin 1987.

 

13-  « Réflexions autour de l’autonomie des entreprises publiques algériennes ». (Plan détaillé). Communication à la journée d’études organisée par l’USEA, Oran, septembre 1987.

 

14-  « Dette et politiques d’ajustement structurel ». Communication au symposium international sur l’endettement du tiers-monde, Alger, 26/28 JUIN 1988.

 

15-  « La régulation internationale des flux et les aspects fondamentaux de l’évolution de l’économie algérienne ». Communication au colloque organisé par la revue « ISSUES » sur le thème : « Vers une nouvelle phase de la crise ». Paris 6/8 octobre 1988.

 

16-  « La régulation de l’économie algérienne dans le contexte de la crise du système capitaliste international ». Contributionà un débat. Oran, juin, 1989.

 

17-  « Algérie – Maghreb – C.E.E : Les tendances récentes globales ». Communication au colloque : « Les économies Maghrébines et l’Europe ». Grenoble  5, 6,7 avril 1990.

 

18-  « Crise, contradictions et économie de marché en Algérie« .Communication au colloque organisé par  » ISSUES » autour du thème : « Sortir de la crise mondiale, créativité institutionnelle, nouvelles mixités, avancées autogestionnaires ». Paris, Arche de la Défense, 5/6 /7 décembre 1991.

 

19-  « Economie politique ». Ouvrage en deux tomes, OPU, 1993 (600 pages).

 

20-  « Le contexte très nouveau du développement ». Chapitre pour un cours en post-graduation portant sur les théories du développement, 1993-1994

 

21-   « Le difficile passage à l’économie de marché ». Contribution à un ouvrage collectif : « L’Algérie, histoire, société et culture ». Casbah Editions, Alger. 2000.

 

Parution posthume. Article rendu une semaine avant son assassinat, dédié « A toutes   celles et tous ceux morts  pour la république ».

 

Laisser un commentaire