Aziz BELGACEM


 

Lundi 13 décembre 2010

Aziz BELGACEM, un héros qui tombe

La colline de Tagmount Azouz qui l’a vu naître en 1939 le voit revenir dans un cercueil, au seuil de cet hiver 1994. Cinquante-cinq années d’absence, puis la terre ancestrale le reprend dans son sein.

C’est  Aziz Belgacem l’enfant du pays qu’elle n’a pas oublié. Face au  mont Djurdjura, majestueux et éternel, il vient se reposer. Il dépose son fardeau fait de souffrances et d’espoirs de millions d’êtres humains. Une brise glacée lacère les visages.

Aziz est pour la plupart des jeunes de son village natal une grande inconnue. Victimes de l’amnésie collective orchestrée par un système totalitaire absurde, ils ne pouvaient retrouver son nom dans la mémoire artificielle que l’école et les moyens d’information à la solde du pouvoir ont façonnée au travers d’une entreprise systématique d’acculturation. Les personnes les plus âgées, celles de la génération de Aziz en particulier, le croyaient depuis longtemps disparu. Elles pensaient qu’il avait été tué  dans la tourmente ayant suivi le 19 juin 1965.  Cette année-là, en effet, pour résister au coup d’Etat militaire, il avait « basculé dans la clandestinité » avec ses camarades du Comité exécutif de l’Union Nationale des Etudiants Algériens.

Il s’en est même fallu de peu pour que son corps à jamais disparaisse sans que  ses compagnons d’un combat qui dure depuis plus de trente ans soient informés de l’ignoble assassinat. Avec l’aggravation de la crise et les vagues de destructions criminelles, les rencontres se sont faites rares. Aziz était particulièrement effacé, de sorte que l’on ne s’étonnait pas de ne pas l’avoir vu pendant plusieurs semaines.

Et puis les événements s’étaient précipités à une cadence infernale. A la veille de son départ vers Oran, où l’appelait son devoir militant, Aziz rentrait chez lui comme d’habitude, après une journée de travail. Ce jour-là, la mort le guettait, anonyme dans la multitude des passants. Il reçut deux balles dans la tête dans la rue Bab-Azoun, au coeur de la Casbah.  Ses parents, prévenus à la dernière minute par la police, eurent du mal à trouver les coordonnées d’Ettahadi* pour informer de son décès. Le lendemain, déjà c’était la mise en terre. La fin d’un homme est si rapide, en cette époque d’assassinats en série!

Pourtant les villageois sont tous là et beaucoup de ses compagnons aussi. Venus d’Alger, de Tizi, de Béjaïa, Constantine, Oran et d’autres régions encore de ce vaste pays, ils se retrouvent et n’ont pas honte de pleurer.  Un geste dérisoire pour témoigner de leurs sentiments à celui qui fut pour chacun et pour tous, Aziz le camarade, le patriote, l’ami, l’Homme avec un grand H. Sous une fine pluie de décembre il s’en va, recouvert du drapeau de la Patrie, rejoindre sa dernière demeure. Aziz est parti comme il a vécu, dans la discrétion.

Aziz Belgacem faisait partie des premières promotions de l’Ecole Polytechnique d’Alger. Sa spécialité était l’informatique.

Il aurait pu utiliser ses atouts hors du commun pour s’enrichir et mener une vie d’aisance et d’opulence. Oui, il aurait pu choisir d’être un parvenu.  Mais l’appel de la Patrie meurtrie par la guerre et le sous-développement était trop fort pour sa sensibilité humaniste. Il avait fait d’autres choix pour donner un sens à sa vie.

Dès la Guerre de Libération Nationale, encore tout enfant, il s’engagea dans le combat pour  l’indépendance du pays au sein de la Fédération de France du Front de Libération National (F.L.N.). A l’indépendance de l’Algérie, alors que nos politiciens entraînaient inexorablement la population dans une guerre civile sans issue, il sera, avec les militants du P.C.A.(parti Communiste Algérien) et de l’U.G.T.A. (Union Générale des Travailleurs Algériens) au coeur des manifestations qui firent vibrer la ville d’Alger, au cri de  « Sb’a snin barakat*  « .

L’Algérie était dans un état lamentable. Les orphelins de guerre emplissaient les rues des villes. Le chômage atteignait plus de la moitié de la population active. Parce que l’indépendance fut très mal « négociée », la quasi-totalité de la population non musulmane qui constituait l’encadrement de l’économie et de la société était contrainte de partir. Une anarchie générale régnait dans le pays. Les uns défonçaient des portes et s’accaparaient les villas et appartements abandonnés par les colons. Les autres établissaient des contrats de vente bidon et s’appropriaient des terres vacantes désertées par leurs propriétaires. D’autres encore faisaient la guerre à leurs frères d’un combat encore tout chaud.

Mais en même temps que cette anarchie, naissait un grand espoir pour des millions de gens. L’indépendance c’était d’abord la dignité retrouvée. Des patriotes qui refusaient le cercle vicieux de la guerre fratricide dirent: «la misère est la première accoucheuse de la guerre. Aucune dignité n’est réelle sans le pain et le travail»

Edifier une société nouvelle où ce droit élémentaire  soit reconnu pour tous est un rêve fantastique. Un rêve que partagèrent beaucoup de jeunes et de moins jeunes qui, à l’exemple de Aziz Belgacem, se lancèrent dans la bataille des « Taches d’Edification Nationale ».

Pour panser les blessures de l’Algérie exsangue Aziz milita au sein de l’Union Nationale des Etudiants Algériens et du parti Communiste Algérien. Il mettait sa vie au service de cette idée simple et grandiose à la fois, une idée pour laquelle tant de belles jeunesses ont brûlé, il se fit bâtisseur de l’Algérie libre et solidaire.

Les débuts d’organisation de la classe ouvrière, les grandes campagnes de volontariat pour soutenir les paysans, les affrontements avec les islamo-baathistes sur le contenu de l’école à cette époque déjà, la répression du pouvoir (le P.C.A. fut le premier parti à être interdit par le gouvernement de l’Algérie indépendante), la fréquentation des vétérans de la guerre de libération nationale et du mouvement communiste, firent rapidement de lui un militant comme seules les grandes causes savent  encore en produire.

C’est donc tout naturellement qu’il se retrouva au Comité exécutif de l’Union Nationale des Etudiants Algériens, organisation qui, comme on le sait, avait décidé de s’opposer au coup d’Etat militaire du 19 juin 1965. Il participa à la fondation de l’Organisation de la Résistance Populaire (O.R.P.) qui devint parti d’Avant Garde Socialiste en janvier 1966.

Connaissez-vous la clandestinité ?

Jusqu’en 1990, Aziz vécut en Algérie, dans la clandestinité la plus totale, consacrant sa vie à servir son parti et sa patrie. Vingt-quatre de ses meilleures années, il les avait données à son  pays. Sans vie de famille, sans papiers d’identité authentiques, sans vacances, sans relations mondaines, sans habitudes quotidiennes… Rien que les réunions militantes, les travaux d’élaboration et de confection des documents militants, les tâches d’organisation et de propagande, les changements de cache. Il fait partie de cette poignée de militants qui vouèrent totalement leur existence à la cause qu’ils servaient. On les appelait les « clandestins » ou encore, les « révolutionnaires professionnels ». Drôles de professionnels en vérité.

Cette vie de paria commençait généralement, comme pour Aziz,  par une descente de police. Le militant devenait un « recherché ». Il devait rompre toutes ses relations habituelles car c’était souvent par ces relations que les services de sécurité tentaient de le retrouver. Il fallait fréquemment changer de cache pour minimiser les risques de se faire arrêter. La peur au ventre, il entamait une vie nouvelle, pleine de dangers et d’incertitudes.

Car bientôt l’organisation le sollicitait pour accomplir de nouvelles missions. Son pseudonyme devenait son nom définitif, le parti lui procurait de faux papiers. Il changeait d’identité. Sur fond de jeu de cache-cache avec les services de sécurité, ces hommes « d’une étoffe à part » animaient la vie de l’Organisation clandestine : ils faisaient circuler l’information, élaboraient et mettaient à jour la ligne politique, organisaient la formation des adhérents, coordonnaient les actions politiques et syndicales et notamment les grèves ouvrières et les mouvements estudiantins…

En fait, ces hommes et ses femmes étaient, nuit et jour, en service permanent pour le compte du parti. Leur vie personnelle se mêlait tellement à la vie de l’organisation qu’ils en venaient à ne plus savoir parler des choses de la vie courante… Leur vie quotidienne était la Révolution. Ils percevaient le salaire d’un ouvrier moyen qu’ils reversaient souvent en grande partie au Mouvement sous forme de cotisations et de « contributions » pour soutenir telle ou telle cause internationale, tel ou tel mouvement populaire, tel ou tel camarade en difficulté.

Grâce à ces militants dotés d’une volonté inflexible, d’un courage exemplaire, d’une abnégation sans pareille, des milliers de gens accédaient à la fonction d’accoucheurs de l’Histoire. Par leur travail patient et méthodique ils édifiaient une organisation libérant les individus qui la composaient des limites naturelles que leur imposait leur individualité. Malgré la répression qui nous poussait à nous isoler, malgré les difficultés quotidiennes qui nous attiraient vers la vie végétative, ils tissaient patiemment les fils qui nous faisaient vivre comme être collectif.

Et eux,  les militants comme Aziz Belgacem,  étaient les organes vitaux de cet être collectif formé de gens anonymes ou célèbres qui ne se connaissaient généralement pas mais qui partageaient une commune passion pour l’Algérie.

Aziz Belgacem n’était pas qu’un simple « révolutionnaire professionnel ». Il était également un homme que la nature et la société avaient doté de qualités peu communes. L’une de ses plus grandes qualités à nos yeux est l’amour qu’il vouait au travail. Aziz était un  « stakhanoviste » du travail. Il ne connaissait pas le repos. Il était toujours en train de faire quelque chose. Homme d’une rigueur sans pareil, pointilleux comme seuls le sont les mathématiciens, Aziz aimait le labeur bien fait ; il vouait un culte secret à la perfection.

Combien de ceux qui, dans les années 1960 et 1970, aux pires moments de la clandestinité, te doivent sans te connaître le rayon de culture qui leur permettait d’accéder à l’esprit collectif ?

Tous ces hommes et ces femmes qui avançaient sur le chemin du progrès, grâce à des militants comme Aziz, savaient-ils les efforts qu’avait demandé la satisfaction régulière de leur besoin d’information et de culture ? Combien d’entre eux pouvaient s’imaginer les nuits que Aziz Belgacem passaient à la fabrication de leur bulletin, à organiser la solidarité pour leur combat, à mettre à leur disposition les conditions de leur  formation politique.

Dans les feuillets soigneusement pliés de Saout Echaab*, ils apprenaient régulièrement, malgré le black-out du pouvoir, malgré les coups de la répression, l’état des luttes et des espoirs de millions d’habitants de l’Algérie en marche. Les grèves  des mineurs de l’Ouenza, celles des travailleurs du grand complexe sidérurgique d’El Hadjar, les mouvements de paysans dans l’Oranie, les marches des étudiants à Alger, ou encore les exactions commises par telle  autorité dans tel village reculé des montagnes kabyles… Tous ces faits disséminés que le pouvoir voulait maintenir isolés devenaient grâce à des hommes comme Aziz un patrimoine collectif qui faisait « avancer les consciences ».

Une autre grande qualité de Aziz Belgacem était l’humilité. Sans aucune exagération, nous témoignons n’avoir pas encore rencontré une personne qui avait autant le sens du devoir que Aziz. Il ne savait pas refuser un travail, il n’aimait pas donner des ordres, mais il excellait dans l’art de donner l’exemple.

Des dizaines d’années durant, Aziz avait pris sur ses maigres épaules les besognes les plus ingrates de l’Organisation, sans jamais se plaindre. Il passait invariablement des tâches de direction du parti à celles de secrétariat, de réparateur de machine, de cuisinier… avec un naturel tel que personne ne trouvait à redire à ces comportements singuliers.

Au sortir de la clandestinité, l’admiration que nous avions tous pour lui, lui qui avait sacrifié les plus belles années de sa vie au service du pays, ne lui tourna pas la tête. Au contraire de maints dirigeants qui ne lui arrivaient pas à la cheville et qui étaient partis vers des cieux plus cléments ou ne sortaient qu’entourés de gardes du corps, Aziz, lui, était employé à la Munatec* d’Alger, longeait quotidiennement la Casbah à pied pour rejoindre son travail le matin et aller prendre le bus le soir, à la Place des Martyrs.

Ainsi sont les militants de la trempe de Aziz Belgacem. Toujours calme, doux et attentionné, il parlait des choses les plus graves avec un sang froid qui laissait à peine transparaître ses bouillonnements intérieurs. Aziz était l’homme qui savait écouter les autres. Tout le monde lui racontait ses problèmes et Aziz donnait des conseils, faisait des remarques ou tout simplement souriait, de son sourire tranquille qui vous rendait votre sérénité.

Aziz était l’ami de tous et tout le monde l’aimait. Sa grande modestie le rendait d’un abord facile, son immense sensibilité humaniste attachait plus d’un, sa fine intelligence aidait les autres à pénétrer la complexité du réel.  Avec Aziz, les gens se cultivaient.

Aziz n’était pas un doctrinaire, ni un dogmatique. Il avait le sens du concret et savait découvrir la part de vérité qui existait chez autrui. L’effondrement du système soviétique ne l’avait pas particulièrement affecté. Aziz Belgacem savait différencier entre les valeurs profondes, humanistes et patriotiques qui avaient cimenté son engagement politique et la forme, la superstructure transitoire, que ces valeurs pouvaient revêtir. Vers la fin des années 80, de retour d’URSS où il fut envoyé par le parti pour étudier de plus près ce qu’il advenait de la Perestroïka, son jugement fut définitif : le mythe du communisme réel est une gigantesque farce dont la première victime est la classe ouvrière censée en être le premier artisan et bénéficiaire.

Mais, lorsqu’il avançait une vérité nouvelle, Aziz le faisait sans entêtement ni forfanterie.  Il attendait patiemment qu’elle fasse son chemin dans la tête de ses interlocuteurs. Il avançait des faits ou des hypothèses mais n’aimait particulièrement pas jouer aux nouveaux prophètes.

Depuis 1988, Aziz Belgacem et une poignée de ses camarades à l’intérieur du P.A.G.S. avaient compris que le danger mortel qui guettait la société algérienne était l’intégrisme islamique. Ce fut là, en même temps que l’expression d’un attachement sans faille aux intérêts patriotiques de la nation, le résultat d’une poussée de la pensée critique, d’une mise en cause « radicale » des schémas théoriques qui sous-tendaient les analyses traditionnelles de leur parti.

Pour lui l’intégrisme islamique et l’Algérie sont deux réalités, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, irrémédiablement antinomiques. L’islamisme n’est pas un simple courant conservateur, obscurantiste ou même réactionnaire. Il ne peut être traité comme un simple courant politique, car son objectif est justement d’étouffer par la force toute expression pour les autres courants d’idées, qu’ils soient d’essence politique, culturelle ou religieuse.

Cette vérité, au début  « marginale » a fait maintenant du chemin dans la société et dans l’Etat. Leur combat pour cette  « prise de conscience » fut à proprement parler titanesque.

Il fallait d’abord lutter contre soi-même, contre le doute qui nous taraude toujours quand notre point de vue n’est pas partagé. Il fallait ensuite lutter contre les camarades d’un combat qui dure depuis des dizaines d’années mais qui avaient fait d’autres choix. Le déchirement fut douloureux mais les enjeux sont tels que la rupture était inévitable.

Il fallait, parallèlement, lutter contre les « pesanteurs extérieures » qui tentaient d’étouffer la voix interpellant l’ensemble de la société et désignant le monstre intégriste. Les pressions du pouvoir qu’agaçait le lancinant rappel à ses devoirs patriotiques que constituaient les prises de position de Aziz et de ses camarades. Les sarcasmes et parfois les insultes des partis et personnalités « démocratiques » qui ne retenaient de la démocratie que le bulletin de vote. Le faible écho à leurs mots d’ordre chez les « masses populaires »…

Il fallait enfin lutter contre les mille et une têtes de l’hydre islamiste. Survivre en échappant à ses attentats criminels et continuer de témoigner, de dire malgré la peur. Débusquer et dénoncer les multiples procédés, souvent « anodins » par lesquels l’islamisme pénètre l’Etat et impose son hégémonie à la société. Mettre impitoyablement le doigt sur l’inconséquence du pouvoir et des partis démocratiques qui cherchent à s’entendre avec l’intégrisme.

Lors du congrès qui prononça la dissolution du P.A.G.S. et son remplacement par le mouvement Ettahadi, Aziz fut élu à la direction de la nouvelle organisation. Dans le cadre de ce mouvement politique, il continua à servir le pays en désignant la bête immonde qui grandit dans le ventre de la nation.

Le déferlement de la violence intégriste barbare allait dramatiquement confirmer la justesse des analyses sur l’islamisme, défendues par Aziz Belgacem et ses camarades. Progressivement mais inexorablement, des fractions de plus en plus larges de la société se saisissaient du « noeud de la contradiction principale » et rejoignaient les rangs des défenseurs de la République.

Pour la nation, le coût de cette prise de conscience est cependant énorme. Des milliers de citoyens assassinés, des dizaines de milliers de personnes contraintes à l’exode ou à l’exil, des centaines d’écoles brûlées, des dizaines d’usines à l’abandon, des ponts plastiqués, des forêts incendiées…

Ce coût n’était pas inévitable. Les détenteurs du pouvoir politique en Algérie, les intellectuels et autres dirigeants des partis non intégristes qui avaient louvoyé et qui continuent de courtiser l’islamisme, en portent une responsabilité historique. Les Etats occidentaux qui avaient tenté et qui tentent d’instrumentaliser l’intégrisme en sont également responsables.

La dernière fois que nous  vîmes ce grand ami des humbles, ce fut à Azazga, à l’enterrement de Lounes Djabellah, un autre camarade assassiné par un commando islamiste. Il nous conseilla de « faire attention », et ajouta avec son sourire malicieux : « Dans cette guerre contre l’intégrisme obscurantiste, notre premier devoir est peut-être celui  de rester en vie ! »

Le sacrifice de Aziz Belgacem fait partie de ce prix que la nation paie pour éviter en Algérie et dans les autres pays de la région un drame terrible. Celui qui résulterait d’une prise du pouvoir politique par l’intégrisme islamique, ce courant qui allie la violence barbare du moyen-âge et le raffinement systématique des totalitarismes modernes.

________________________________________

* « Le Défi »: Mouvement politique dans lequel militait Aziz.

* « Sept ans de guerre et de souffrance, ça suffit ! »

* « La Voix du Peuple »: organe central du P.A.G.S.

* Mutuelle Nationale des Travailleurs de l’Education et de la Culture.

 

http://algerienquestions.over-blog.net/article-52446320.html

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s