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  1. Mounia Saheb dit :

    Mohand ou Belaïd SAHEB

    Né le 16 Septembre 1951, à Tizi-Ouzou plus précisément dans un petit village nommé El kelaa, situé dans la commune de Ait Khelili. Issu de parents modestes, il est le quatrième d’une famille de cinq enfants dont l’aîné fut assassiné lors de la guerre d’Algérie.

    Orphelin de père, sa brave mère, veilla à ce qu’il aie une instruction allant de l’école primaire jusqu’à l’obtention de son diplôme d’ingénieur en sciences agronomiques.

    Fin des années 50 et début des années 60, cet enfant des hautes montagnes de Kabylie entama son cursus scolaire chez les pères blancs dans une petite commune prés de son village natal.
    Il a vite trouvé sa vocation en se spécialisant dans l’agronomie à travers l’intégration d’un C.E.M (Centre d’Enseignement Moyen) agricole à Mekla, petite commune de la wilaya de Tizi-Ouzou. Par la suite, il a poursuivit ses études secondaires au lycée agricole « Boukhelfa » à Tizi-Ouzou oû il y obtient son baccalauréat en 1972.
    Aimant sa langue maternelle ; le berbère « Thamazight », il procéda à son apprentissage par correspondance dés son plus jeune âge.

    Le baccalauréat en poche, il poursuivit ses études supérieures à l’Institut des Technologies Agricoles de Mostaganem – ITA. En parallèle de ses études, il entama son combat pour une Algérie communiste et une humanité plus juste et plus libre. Et c’est en intégrant le P.A.G.S (parti de l’Avant Garde Socialiste) dans l’enfer de la clandestinité qu’il a pu démontrer son efficacité dans le travail politique. Ainsi, son engagement politique nourri par sa révolte spontanée et sa force de caractère, devint chaque jour plus fort et plus profond.

    1978, obtention de son diplôme d’ingénieur en sciences agronomiques.
    Fraîchement diplômé, il accomplit son service militaire à Blida et à N’gaous, commune de la wilaya de Batna.
    Début des années 80, il occupa un poste d’ingénieur agronome au sein de la direction de l’agriculture à Cherraga- Alger.

    Le 22 Août 1982, il épousa Rachida Ouarzeddini.

    Rachida SAHEB née Ouarzeddini
    – Femme courage –

    Née le 13 Juin 1957, à la Casbah au cœur d’Alger. Elle est issue d’une famille de trois enfants dont la grande sœur est médecin et le jeune frère mathématicien.

    Grandissant au cœur d’une famille aimante, Rachida y a développé un grand esprit de famille. Ses parents lui ont inculquée des valeurs morales et ont su lui apprendre l’école de la vie.

    1963-1970 : Ecole primaire privée des sœurs blanches au boulevard Gambetta – Alger

    1970-1974 : Poursuite d’études moyennes au C.E.M Pasteur d’Alger.

    1974 : Obtention du Brevet d’Enseignement Moyen (BEM) et intégration du prestigieux lycée Omar Racim (Ex. Victor Hugo).

    1977 : Intégration de l’Institut de Formation des Enseignants de Ben Aknoun – Alger.

    1980 : Obtention du diplôme d’enseignement de lettres arabes

    1981 : Enseignement de la littérature arabe au niveau du C.E.M Ouahiba Kbaïli à Messoniers – Alger.

    Après son union à Belaïd SAHEB en 1982. Rachida assuma amplement son rôle d’épouse. Elle a su témoigner un grand soutien envers le militant socialiste qu’était son conjoint. C’est ainsi qu’elle a préféré quitter son poste d’enseignante à Alger pour le suivre dans la zone rurale ou il souhaitait s’installer. En effet, après son mariage, Belaïd a demandé une mutation professionnelle d’Alger à Boufarik- Wilaya de Blida, afin d’être au cœur de la zone rurale de la Mitidja. Soucieux des problèmes des paysans, Rachida et Belaïd s’installèrent dans un village agricole à Ben Khelil prés de Boufarik. Ceci a permis à Belaïd d’être à l’écoute des ruraux et de leurs difficultés. Ainsi, il put leur apporter l’aide dont ils avaient besoin. Il ne pouvait résister à l’envie d’aider ces paysans qui n’arrivaient pas à joindre les deux bouts. En effet, une bonne partie de son salaire était consacrée à ces personnes nécessiteuses.

    Rachida et Belaïd ont pu concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle. Ils ont su être des parents exemplaires envers leurs trios enfants :

    Camélia SAHEB, née le 08 octobre.
    Mounia Djouher SAHEB, née le 09 février 1986.
    Yasmine SAHEB, née le 15 mars 1989.

    1984, Rachida reprit sa vie professionnelle en occupant un poste d’enseignante de lettres arabes au CEM de la ville de Boufarik. C’était un excellent professeur, elle était très appréciée par ses élèves, préparait ses cours de manière consciencieuse et éprouvait un plaisir à transmettre le savoir. D’ailleurs, lors des fameuses manifestations populaires d’octobre 1988, elle a su faire face aux manifestant qui avaient pour intention d’incendier l’établissement où elle enseignait. Elle leur a expliqué que leur colère était légitime mais la solution à leurs problèmes ne résidaient pas dans le fait de se prendre à un établissement scolaire que leurs enfants fréquentaient.
    Décembre 1990, Belaïd anima le premier congrès du P.A.G.S, fut élu à sa direction et chargé de sa coordination dans le monde paysan.

    Belaïd s’est toujours battu pour le socialisme, le communisme et le douloureux problème du statut de la femme dans notre société.

    Le 07 juillet 1993 à trois heures du matin, le couple SAHEB fut lâchement et sauvagement assassiné par des islamistes barbares imbus de la conviction morbide de tuer des mécréants.
    Rachida et Belaïd furent enterrés au cimetière Sidi saadi au sein du village EL Kelaa, commune d’Aït Khelili, wilaya de Tizi-Ouzou. Il partagent désormais la même demeure pour les temps éternels.

    Rachida était très prévenante envers son mari et il le lui rendait bien. C’était un couple qui partageait un respect mutuel l’un envers l’autre. Ce n’est pas par hasard que Rachida et Belaïd se soient unis pour le meilleur et pour le pire. Ils avaient des traits de caractère similaires qui ont fait d’eux des héros de l’Algérie. Ils étaient tous les deux caractérisés par une énorme gentillesse, le sens du dévouement, et une grande force de caractère. Il étaient sensibles aux problèmes d’autrui et toujours au service des autres. Ils avaient le sens de l’honneur. C’était deux êtres honnêtes et pures. Deux anges qui se sont envolés trop tôt.

    Rachida était un exemple de bravoure, de dévouement et de courage. Elle mourut avec son mari, pour son mari et pour l’Algérie.

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