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Dehimi Hocine, dit « YAMAHA » 21 Juin 1995

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Dehimi Hocine, dit « YAMAHA », était connu de tous les supporters de football en Algerie.Il a été assassiné, le dimanche 11 juin 1995 vers 13 heures, dans le quartier de Belcourt où il résidait. Supporter du ChababRiadhi de Belouizdad (CRB),il était l’ami et le frére de tous les footballeurs et supporters Algériens.
Sa silhouette envoûtante est dans tous les esprits, dansante sur la pelouse des stades qu’il enflammait de son énergie,de son humour et da sa gentillesse. Avec son frère Ahcène, son jumeau et son compère et complice de scène,il mettaient EL’HOUL (l’ambiance) dans les gradins.

Leurs shows au stade du 20-Août, qui était leur jardin préféré, ou partout où ils ont été, que ce soit avec le Chabab, avec l’Équipe nationale ou lors de grandes affiches (MCA-JSK – USMA-USMH,…), sont restés dans toutes les mémoires et sont même répertoriés parmi les spectacles les plus appréciés de la scène footballistique.

A la mi-temps d’un match, il parvenait à échapper à la vigilance du service d’ordre, pour aller faire le pitre sur le terrain, souvent sous l’oeil des caméras de la télévision et speakers de radios. S’ensuivait alors des courses-poursuites entre lui et les agents de police à la grande joie du public et surtout des enfants. Dans les gradins, c’est lui qui donnait le ton.

Gijon et Oviedo 1982 se souviendront. Aujourd’hui, Hocine Yamaha, de son nom de scène, n’est plus et c’est son frère qui a repris le flambeau pour faire chavirer les foules de rire et dompter les plus coriaces des galeries adverses. Ces derniers ont fini par abdiquer, lui vouant respect et admiration. Le ou les Yamaha étaient un modèle de sportivité et de bon esprit. Une passion débordante pour le football et les hommes. Yamaha, qui reste le plus fidèle des supporters du CRB même durant les périodes les plus difficiles, n’a jamais refusé de rallier la cause des autres. Un voisin qui veut se sauver d’une relégation, un adversaire qui souhaite arracher une consécration ou une équipe nationale qui court derrière son passé. Et si les numéros de YAMAHA tournaient souvent autour d’un penalty, d’un dribble ou d’une course folle, l’improvisation l’emportait à chaque fois.

Avec un pantalon «aroubi» et une chechia stamboul, Yamaha vous exécutera une danse qui vous laissera parterre. Sa langue qui tournoie, sa gestuelle, ses boutades respirent l’art. Celui de faire rire. Celui de faire plaisir à des milliers de fans entassés dans les tribunes. Yamaha incarnera pour longtemps à la perfection, parfois jusqu’à la caricature, ce modèle de clown digne des plus grands chapiteaux du monde.

Constatant l’absence d’article à son sujet, aussi bien sur Internet que dans les journaux,je voulais lui réserver cet espace en guise de reconnaissance et d’hommage. Allah Yerhmek, YAMAHA

Un roman lui a été consacré .Yamaha d’Alger de Colonna Vincent (Tristram, 1999)

http://vivecrb.skyrock.com/592567338-YAMAHA-LE-FIDEL.html

commentaires
  1. taileb said dit :

    li katlou ymout maktoul nchallah

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