Ahmed et Rabah ASSELAH assassinés dans l’école des Beaux arts d’Alger

Publié: 4 mars 2015 dans Articles de presse, Biographies, hommages
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Témoignage :

11e ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE AHMED ET RABAH ASSELAH
Cérémonie de recueillement à l’École des Beaux-Arts

Onze ans sont passés depuis le fatidique 5 mars 1994, jour où furent assassinés par des terroristes intégristes Ahmed Asselah, directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, et son fils Rabah, dans l’enceinte même de l’établissement qu’il dirigeait. A la mémoire de ces deux martyrs de la démocratie et de la modernité, une cérémonie de recueillement a été organisée hier à l’école en présence de nombreux amis et proches.
Au cours de cet hommage le quatuor algéro-russe Vlado jouera des morceaux de musique universelle. “Une musique triste pour donner une ambiance de mémoire et de recueillement”, confie la violoniste Mme Vera Aït Tahar. “Une musique de Beethoven, Piazzola et Tchaïkovski qui rappelle que la vie est un combat perpétuel”, souligne la violoniste qui était accompagnée de Mme Marguerite Doulache à l’accordéon, M. Rachid Aït Tahar au violoncelle et M. Mokhtar Doulache à la flûte. Ahmed Asselah est né le 6 août 1940 à Ighil- Imoula, daïra des Ouadhias dans la wilaya de Tizi- Ouzou. Il passa toute son enfance et son adolescence au quartier du Hamma à Alger jusqu’à sa mort. De 1946 à 1951, il fréquenta l’école primaire du stade municipal (20-Août actuellement), pour entrer au lycée du Champ-de-Manoeuvres (1er-Mai) où il fut admis en 1952. Il y resta jusqu’en classe de seconde. Il dut arrêter ses études en même temps que ses deux frères Rabah et Slimane pour rejoindre le maquis à la suite de la grève des étudiants de 1956. Il servira d’agent de liaison dans la lutte pour la Libération nationale. Plus tard, Ahmed fit des études pendant deux ans, dans un Centre de formation administrative où il acquit le niveau du baccalauréat. Après l’indépendance, il voulut entreprendre des études universitaires à l’Institut de sciences politiques et administratives, il y renonça après quelques mois en raison de ses responsabilités familiales. Après avoir exercé diverses fonctions dans l’administration dès 1962, Ahmed Asselah s’est mis au service du ministère de l’Information et de la Culture (MIC) à partir de 1968, prenant notamment une part très active à la préparation et au déroulement du Festival Panafricain de 1969 en tant que président de la commission accueil, protocole et hébergement. Journaliste à la radiodiffusion et à la télévision, Ahmed fut détaché pendant un certain temps comme chargé de mission auprès du ministère de la Formation professionnelle. Il réintégra ensuite le MIC pour assurer les fonctions de secrétaire général puis de directeur de l’Institut national de musique. Il fut aussi administrateur de la troupe théâtrale de Kateb Yacine durant une période de cinq ans, animant la troupe dite “Théâtre de la mer”. Ahmed Asselah fut nommé directeur de l’Ecole nationale des beaux-arts au début des années 1980. Remarqué pour son savoir-faire, il a été promu au rang de directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts sous son impulsion en 1985. Ahmed Asselah a appartenu à une lignée de grands patriotes dont Hocine Asselah. Son fils Rabah-Salim n’avait que 23 ans lorsqu’il fut assassiné au moment où il portait secours à son père.
Lotfi Mérad

 

source  : http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/03/06/article.php?sid=20155&cid=2

 

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