Pourquoi AJOUAD ?

Publié: 15 mars 2012 dans Articles de presse, Qui sommes-nous?

Les initiateurs de ce qui pourrait s’avérer une aventure salvatrice pour la sauvegarde de notre mémoire collective, AJOUAD, ont déjà presque réussis leur pari. Une date est déjà fixée, celle du 22 mars. Gravée comme dans le marbre, d’une marque indélébile, elle porterait le témoignage d’un pays meurtri, de veufs et d’orphelins, mais aussi et surtout d’un peuple résistant. Cette lutte contre l’oubli sera la cause commune de ceux qui sont épris de liberté de justice et de vérité. L’’œuvre à laquelle nous invitent, ces éclaireurs de chemins assombris, répond à une exigence existentialiste. Comment faire parler notre histoire commune pour, mieux que de vivre notre présent, s’adresser à notre avenir ? Le cri de ceux qui ont vécus le drame dans leur chair nous interpelle tous.

AJOUAD se singularise, innove même, en investissant le champ mémorial. Sans nul doute, ce travail sera mené avec autant de persévérance que d’intelligence. L’apport de tout un chacun sera un gage de fidélité, un serment pour insuffler dans le nom de chaque mort un cri pour la vie, pour notre liberté Plus qu’un symbole, comme pour sortir de longues, froides et sombres nuits d’hiver, le 22 mars rattrapera les printemps volés. Cette période noire, ou l’autoritarisme a fécondé un totalitarisme ravageur, nous ne hantera plus. Désormais elle est soumise une vigilante et permanente lutte contre l’amnésie. AJOUAD, lui chantera un hymne contre l’oubli. L’œuvre de Djaout, Sebti, Alloua, Mekbel, Matoub et des milliers d’autres anonymes sera notre Mesmar j’ha à nous ! Nous y sommes nous y resterons ! Et nous vaincrons ! La volonté de passer « aux actes » n’est nullement un refus d’élucider les questionnements et les termes d’un débat vital. AJOUAD se donne l’ambition de trouver dans l’héritage artistique, intellectuel des femmes et des hommes assassinés, plus que des réponses, la parole qu’on a tenté d’étouffer, la lumière d’un regard qu’on croyait aveuglé. Le travail d’AJAOUD est une œuvre citoyenne. Aux politiques d’apporter leurs soutien qu’ils estiment justes. Nous ne ferons pas dans le nihilisme, nous valoriserons et nous saurons être solidaires d’autres initiatives portant le même élan. Si nous refusons d’avaliser des options strictement partisanes, nous nous inscrivons résolument dans « la famille qui avance » pour qu’aucun de ses membres ne « rase les murs pour rentrer chez lui ». C’est aussi celà la dignité.

Kamel REBAI Décembre 2010

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