Qui sommes nous ?

Publié: 10 novembre 2011 dans Uncategorized

 Ajouad Algérie Mémoires est une association (loi 1901), créée à l’initiative des enfants des victimes du terrorisme islamiste en Algérie pendant la décennie noire de 1990 à 2000.
Ajouad est le cri de ceux qui ont vécu ce drame dans leur chair, ces oubliés qui ont souffert de l’indifférence, qui sont longtemps restés sans voix, qui ont été oubliés, torturés et humiliés par les lois infamantes de la réconciliation nationale, et qui aujourd’hui renaissent, s’unissent et s’élèvent contre l’oubli, l’oubli de ce père, de cette mère, de cette fille, ce fils, cette sœur, ce frère…
Le nom Ajouad est un clin d’œil au dramaturge Abdelkader Alloula (assassiné le 10 Mars 1994) et à sa pièce de théâtre « El Ajouad ». En arabe, El Ajouad signifie les généreux, les justes, ce qui, à notre sens, correspond parfaitement à l’idéal de paix, de fraternité et d’ouverture au monde de nos disparus.
Nos objectifs :
  • Rendre vivante la mémoire des victimes (connues ou pas) durant cette période.
  • Faire connaitre le vécu de ces enfants, de ces femmes, de ces hommes qui malgré les menaces et la peur ont continué à aller à l’école, à sortir, à aller au travail, à vivre.
Qu’ils soient écrivains, journalistes, médecins, professeurs ou ingénieurs, qu’ils soient policiers, militaires, pompiers, lycéens ou bergers, ils font partie du patrimoine humain de l’Algérie. Ils ont existé et ont laissé une Histoire derrière eux. Cette Histoire est celle de l’Algérie, celle de tout un peuple.
  • Faire connaitre leurs écrits, leurs travaux, leurs créations, leur trace, afin d’éviter au nom du vivre-ensemble, l’effritement de la mémoire collective, la falsification de l’histoire, l’oubli.
  • Leur rendre hommage, en faisant du 22 mars LA journée de la mémoire, et permettre aux familles de se retrouver (en référence aux deux marches du 22 mars 1993 et 1994 en Algérie contre l’intégrisme et pour la démocratie, ainsi que le 22 mars 2006 où plusieurs associations de familles de victimes avaient fait un sit-in, à Alger pour dénoncer la politique de la grâce amnistiante et de l’impunité à l’égard de terroristes islamistes).
  • Créer des groupes de réflexion sur les différentes actions psychologiques à mener auprès des personnes qui ont vécu le terrorisme, et les conséquences d’une loi amnistiante sur de tels traumatismes en comparaison avec les pays ayant vécu des drames similaires (exemple : ex-Yougoslavie, Argentine, Espagne, Rwanda, Liban…)
  • Informer par des colloques, des publications, des échanges, des archivages afin que les générations futures connaissent toute la richesse laissée par ces femmes et ces hommes dont les qualités professionnelles et humaines furent et restent l’honneur de l’Algérie.
Refuser ce travail de mémoire, ce serait priver les générations futures des repères nécessaires à la construction de leur identité.
Aujourd’hui, notre devoir est de leur transmettre cette partie de l’histoire de l’Algérie.
Perpignan le 13/05/2011.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s